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Le sommet virtuel du G20 soutient un moratoire de la dette post-COVID-19 favorable à la relance des économies des pays pauvres

Trésorerie et Dette · 23/11/2020 à 14:30
L’actuel sommet virtuel du G20 présidé par l’Arabie Saoudite, a pour objectif principal la relance de l’économie mondiale suite à l’impact dévastateur de la pandémie COVID 19 sur le système sanitaire mondiale et les échanges mondiaux.
L’actuel sommet virtuel du G20 présidé par l’Arabie Saoudite, a pour objectif principal la relance de l’économie mondiale suite à l’impact dévastateur de la pandémie COVID 19 sur le système sanitaire mondiale et les échanges mondiaux. Plusieurs axes meublent cette stratégie de relance économique. L’axe crucial pour les 73 pays les plus pauvres du monde est le dispositif de moratoire de la dette. Dans les faits, seul 46 pays ont fait appel à ce dispositif, soit 63.01% des pays les plus pauvres. Les autres pays soient 36% de ces pays n’ont pas encore fait appel à ce dispositif par crainte d’être exclus d’autres financements alternatifs.
Au constat, les experts du FMI laissent entrevoir une avancée notable. Une urgence financière évaluée à 500 billions de dollars est envisagée par les plus hautes instances du FMI. Cette manne financière destinée à aider les pays les pauvres a été initiée par le FMI. De manière spécifique, une partie de la dette sera couverte. Cette dette est celle octroyée par les pays membres du Club de Paris.
A l’inverse, la dette bilatérale de ces 73 pays pauvres vis-à-vis de la Chine ne sera pas couverte par ce dispositif d’allégement de dette. La raison évoquée est relative à la nature de l’institution financière «Finance Development Bank ». Dans les faits, « Finance Development Bank » est un créancier commercial. Cette institution fait partie intégrante des principaux financiers de cette dette. Dans la logique du moratoire le dispositif ne couvre pas ce type de dettes. Pourtant à l’analyse des statistiques des échanges mondiaux, la Chine est le premier bailleur bilatéral de ces 73 pays.
Dans la logique, la dette des pays pauvres suite au choc tripartite de la pandémie COVID 19 va s’accroître jusqu’en 2021. En effet, la pandémie COVID 19 a eu un triple choc sur l’économie mondiale. A l’analyse, la COVID 19 a réduit l’offre agrégée par un dysfonctionnement du système de production. De surcroît la demande agrégée a été fortement réduite au travers la réduction de la Consommation et de l’investissement. Dans cette veine, la chute drastique du niveau des importations et des exportations a déstabilisé la balance des invisibles et la balance commerciale des biens.
Les graphiques 1 et 2 montrent la tendance évolutive des dettes bilatérales, multilatérales et du stock total de la dette sur 20 ans. Cette tendance haussière en période pré-COVID-19, pourrait s’intensifier en période post-COVID. A l’analyse de la littérature sur le COVID-19, les effets dévastateurs du COVID 19 ont impacté négativement le système économique et financier de l’UEMOA. En conséquence, la dette pourrait s’amplifier de manière exponentielle.
Une nécessité impérieuse de recourir à la dette semble s’imposer aux pays les plus démunis de la planète à l’instar de ceux de l’UEMOA. A l’évidence, les pays de l’UEMOA, à l’instar de la Côte d’Ivoire devraient s’inscrire dans cette logique.
La structure des économies de l’UEMOA est fortement tributaire du financement bancaire. De surcroît, les économies de la zone sont constituées à 70% du secteur informel, sans oublier la stratégie d’exportation fortement axée sur les matières premières.
Pour ces raisons multiples, une alternative pourrait être envisagée pour les pays de l’UEMOA. Celle d’une politique monétaire non conventionnelle dont l’objectif final serait d’inonder l’économie de liquidité utile à la conduite des différentes activités économiques.
Alors, serait-il possible de mettre en œuvre une politique monétaire non conventionnelle au sein de l’UEMOA ? Est-il possible de favoriser l’augmentation de la liquidité monétaire par un accroissement des crédits à l’économie afin de booster l’investissement ? Est-il possible de baisser les taux directeurs de la BCEAO pour susciter un accroissement de la marge d’intermédiaire bancaire afin d’accroître le bénéfice des banques commerciales et pérenniser leurs activités, par une vulgarisation des prêts aux principaux acteurs de l’économie.
Source: CIEF

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