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Récession de l’économie : l’impact négatif de la Covid 19
Environnement et Perspective Macroéconomique · 19/11/2020 à 14:29La crise sanitaire qui secoue actuellement le monde n’a épargné aucun pays notamment au niveau de l’économie qui doit s’adapter à de nouvelles réalités, et même au niveau humain avec le lot de chômage et de décès.
Après que ce lundi 31 aout 2020, l’Inde ait annoncé un décrochage inédit soit une régression de 23,9% de son PIB en glissement annuel, c’est au tour du Brésil de dévoiler une chute record de 9,7% de son PIB au deuxième trimestre.
Le pays est officiellement en récession contrairement à l’Inde qui au premier trimestre a enregistré une croissance de 3,1%.
Aux Etats Unis également, après l’enregistrement d’un recul de 1,3% du PIB au premier trimestre 2020, observe une chute de 9,5% au deuxième trimestre selon l’OCDE.
En Europe, l’ensemble de la zone euro a vu son PIB se contracter de 12,1% au printemps selon l’office européen de statistiques Eurostat.
Du Côté de l’Asie, la Chine en prenant les mesures adéquates face à l’épidémie, a pu circonscrire les conséquences sur son économie, rebondissant ainsi au second trimestre de 11,5% après avoir connu une régression de 10% au premier trimestre.
Au niveau de l’Afrique, selon la Banque africaine de développement (BAD), les perspectives économiques sont moroses. Dans le supplément de son rapport annuel sur les « perspectives économiques en Afrique en 2020 » publié mardi 7 juillet, la BAD prévoit désormais une contraction du PIB du continent de 1,7% cette année sous l’effet de la pandémie de covid-19, soit une baisse de 5,6 points de pourcentage par rapport aux projections de janvier.
Toujours selon la BAD, il avait été prévu que la croissance économique en Afrique australe passerait de 0,7 % en 2019 à 2,1 % en 2020. Comme par le passé, l’Afrique du Sud, la plus grande économie de la région, était censée contribuer en moyenne à 60 % de la production économique de la région en 2020. Toutefois, suite à la pandémie de la COVID-19, la croissance économique devrait ralentir, baissant de 7 points de pourcentage par rapport à la projection initiale dans le cadre du scénario de référence et de 8,7 points de pourcentage selon le scénario le plus pessimiste. Cette situation devrait compromettre l’impact de la croissance sur la réduction de la pauvreté dans la plupart des économies africaines, en particulier en Afrique australe où les inégalités sont criardes.
Avant la survenance de la pandémie de COVID-19, la région de l’Afrique de l’Ouest était partie pour enregistrer une croissance de 4,0 % en 2020. Cependant, une première évaluation suggère que la projection initiale de croissance s’éloigne désormais manifestement. Ainsi, dans un scénario de référence prudent, l'économie devrait désormais se contracter de -2,0% en 2020, 6 points de pourcentage de moins que le taux de croissance prévu avant la pandémie.
Le taux de croissance pré-COVID-19 du PIB réel de la région devait s’établir à 3,5 % en 2020 et à 2,9 % en 2021, soutenu par la poursuite des réformes engagées, les dividendes des investissements structurants, le développement de la diversification économique et les efforts engagés en matière de gestion de la dette. Mais ces perspectives seront plus sombres avec l’avènement de la pandémie. En effet, dans les dernières projections macro-économiques, prenant en compte l’impact potentiel de la maladie, la BAD a projeté le taux de croissance de la région à -2,5 % en 2020 dans un scénario optimiste de maîtrise de la situation à court terme, soit une baisse de 6,1 points de pourcentage comparativement à ses projections initiales pré-COVID-19, de 3,5%. Dans un scénario plus pessimiste où la pandémie serait moins rapidement contenue, le taux de croissance est estimé, en 2020, à -4,3 %, soit une perte de 7,8 points de pourcentage par rapport aux projections pré-COVID-19.
En Afrique, la région de l’Afrique du Nord a enregistré le plus grand nombre de cas de COVID-19 confirmés au mois de mai 2020. Les projections les plus récentes pour 2020 font état d’une perte de 5,2 points de pourcentage de croissance dans la région, ce qui pousserait le taux de croissance de 4,4 % à un creux de – 0,8 % si la pandémie devait durer jusqu’en juin 2020 (scénario de référence), et d’une perte de 6,7 points, qui ferait reculer le taux de croissance à -2,3 % si la pandémie devait durer jusqu’en décembre 2020 (scénario pessimiste).
Tous les pays doivent trouver un moyen de réduire la progression du virus afin de pouvoir stabiliser leurs économies car sans cela la crise pourrait perdurer encore longtemps avec des conséquences plus dramatiques.
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